Sortie du 4 juillet 2010

Le 4 juillet, sortie entre Val Suzon et Francheville.

Nous n’étions que quatre pour cette magnifique journée d’été, dont deux jeunes étudiants de passage en Côte D’Or pour raison de stage en entreprises. Quelle profusion de vie dans ces forêts bourguignonnes ! Des fleurs bien sûr, mais aussi des rencontres avec des sangliers, un renard, des oiseaux, des insectes aussi variés qu’étonnants, l’embarras du choix pour les amoureux de la vie.

Voici en vrac nos découvertes : phalangère (Anthericum liliago L.) dont le nom est dérivé de Lilium, Lis : petit Lis ou Faux-Lis. Elle en a l’élégance et la fragilité en plus. Troène en fleurs, galle du hêtre, vesce, coronille, campanule, millepertuis. Platanthera bifolia (L) Rich., une orchidée à l’éperon filiforme qui affectionne les bois, prés et marais. Scrofulaire des chiens, scolopendre langue de cerf dans la fraicheur d’une combe, Rosa arvensis L., un rosier sauvage à floraison tardive ce qui permet de le distinguer de Rosa canina L. (églantier) et Rosa pimpinellifolia L., à feuilles de pimprenelle très aromatique. Ceux-ci fleurissent vers mai et juin. Rosa arvensis a des fleurs blanches non aromatiques. La digitale à petites fleurs, l’épiaire des forêts, l’aconit tue loup,… une Epipactis en boutons et un pied de néottie nid d’oiseau viennent compléter la famille des orchidées.


Lis martagon Lilium Martagon L. Nom tiré du vocabulaire alchimique et en rapport avec la planète Mars. Ce lis fait l’objet d’une protection en Dordogne, Auvergne, Centre, Champagne-Ardenne, Corse, Limousin et Poitou-Charentes. Il est présent dans l’Est de la France, surtout en montagne. Même s’il paraît commun en Bourgogne ce n’est pas une raison pour le cueillir et encore moins l’arracher. Il est très apprécié des chevreuils qui broutent délicatement la hampe florale au grand désespoir des botanistes de passage.

Epiaire des forêts, Stachys sylvatica L. Elle appartient à la famille des Lamiacées (comme l’ortie jaune) 5 sépales, 5 pétales, 4 étamines et 2 carpelles. Elle affectionne les forêts, les haies, les lisières. Son odeur est forte et désagréable d’où un de ses surnoms, ortie puante, mais elle ne pique pas. Elle présente une architecture bien ordonnée en groupant les fleurs autour d’une tige carrée, 6 fleurs par verticille à chaque nœud.


Aconit tue loup, Aconitum Lycoctonum L. (Renonculacées). Cette grande fleur contient un alcaloïde (aconitine) neurotoxique puissant. Quelques grammes de la racine ingérés sont mortels ! Elle pousse en forêt, en lisière, dans les mégaphorbiaies (peuplement de plantes à grand développement grâce à la proximité de l’eau). Sa corolle est en forme de casque allongé jaune. Elle est protégée dans le Jura.


Valériane officinale Valeriana officinalis L. (Valérianacées). On l’appelle aussi l’herbe au chat. C’est une plante aromatique qui aurait un effet euphorisant sur les chats. On rapporte dans le Morvan que les racines de valériane s’utilisent en décoction pour les états nerveux, notamment auprès des personnes âgées qui avaient la tremblote, voire dans le cas de crise de nerfs. Une sorte d’équivalent de la tisane de tilleul…